Rectangle à coins arrondis:

LES RIVERAINS DE LA BUTTE-AUX-CAILLES

Aimer son quartier et protéger son cadre de vie

 

 

Nos actions auprès de la Mairie du XIIIème (suite):

LRDBAC a accepté de retenter l’expérience du comité de suivi : Réunion tenue en décembre 2018

 

 

Quelles étaient les attentes de notre association à l’aube du comité de suivi de la charte de quartier ?

 

Nous sommes depuis longtemps dans l’attente de la réunion du comité de suivi de la charte de quartier qui doit faire un état des lieux des nuisances propres au quartier de la Butte aux Cailles et envisager les moyens propres à restaurer un cadre de vie acceptable par tous les habitants.

 

La réunion devrait avoir lieu à la mi-décembre. Qu’en attendons nous précisément ?

 

1° - Obtenir une reconnaissance du caractère inacceptable de la situation actuelle aussi bien sur le terrain des nuisances nocturnes que celui des entraves à la circulation piétonne du fait de terrasses abusivement exploitées ou d’attroupements.

 

Nos arguments sont solides :

 

- La situation de fait se vérifie à travers des photos, films (dont reportage télévisé –lien- sont étayés des mesurages bruitparif pendant 1 an  http://lesriverainsdelabutteauxcailles.fr/index_fichiers/Page10477.htm

 

- Les nuisances bafouent des droits fondamentaux et au premier titre celui de pouvoir vivre avec une certaine tranquillité dans son domicile, qui est à rattacher à la protection de la santé des citoyens, puisqu’il est médicalement prouvé que le bruit ambiant perturbe le sommeil avec des répercussions sur la santé même lorsque la personne touchée n’en a pas conscience. Sans compter la nécessité de protéger les usagers des nuits « festives » contre l’alcoolisation et autres pratiques addictives. De nombreux rapports officiels et d’études médicales démontrent l’urgence d’une politique publique à la hauteur des enjeux.

 

A défaut d’une reconnaissance de la situation de fait et de l’importance des enjeux, nous demandons une campagne de mesurage avec le dispositif des méduses Bruitparif –-https://medusa-experiment.bruitparif.fr/

 

2° - Obtenir un programme d’action sur la durée, avec les moyens adéquats pour sa réalisation.

 

Une rencontre récente avec des représentants de la DU et de la DPSP lors d’une réunion organisée à l’échelon de l’Association Réseau Vivre Paris ! nous a permis de vérifier que, si les pouvoirs de police du Maire de Paris ont été accrus, l’organisation des services de la Ville restent insuffisants pour réaliser sérieusement les missions. Notre constat est que les moyens actuellement en œuvre sont totalement insuffisants :

 

      - Les établissements ne sont pas inquiétés par le risque des PV concernant les exploitations de terrasses ? En effet, la liste des PV est courte. Par conséquent les établissements ont l’assurance soit d’y échapper complètement, soit, s’ils en sont l’objet, de n’avoir à débourser que des montants dérisoires face aux bénéfices procurés par les pratiques irrégulières.

 

      - Des PV plus nombreux ont été dressés à l’encontre des usagers de la voie publique pour les mégots abandonnés ou les déjections sur la voie publique. Mais cela n’a de toute évidence aucun effet sur les nuisances dont nous nous plaignons.

 

Nous connaissons les explications que l’on pourrait tenter de nous fournir :

 

      - Horaires de travail des agents de la DU limités aux périodes diurnes hors week end et insuffisance des agents de contrôle sur notre arrondissement.

 

      - Effectifs limités et priorités des agents de la DPSP ou encore des services de police de la préfecture.

 

Nous voulons précisément dépasser cette approche et que se manifeste une volonté politique non ambiguë, ce qui suppose une cohérence dans l’action des autorités publiques et la mise à disposition des moyens nécessaires.

 

En termes plus concrets, nous demandons donc :

 

      - Une vérification de  l’application des règles du droit commun visant à la protection du voisinage (par exemple : fermeture des portes pendant la période d’exploitation et aussi de nettoyage après fermeture, respect de toutes les préconisations de l’étude d’impact obligatoire en cas de musique amplifiée, respect des normes concernant les toilettes.

 

      - Un arrêté préfectoral d’interdiction de la vente à emporter et de consommation sur la voie publique en soirée et que le maire de notre arrondissement l’encourage.

 

      - L’application de la disposition de l’actuelle charte de quartier qui prévoit le remisage à 22H 00 des terrasses pour les bars et à ce titre, la prise en considération de l’activité réelle des établissements et non pas les mentions décalées figurant sur les documents de déclaration des sociétés qui en ont la propriété.

 

      L’ajout dans la charte de dispositions relative :

 

* aux « Happy hours », qui sont un facteur important de massification de la vente à emporter

 

* aux chauffages des terrasses, qui sont un facteur de fréquentation sur la voie publique en période hivernale en plus d’être parfaitement anti-écologique et en porte-à-faux avec tout ce qui est exigé des particuliers en ce qui concerne leurs propres habitations.

 

3° - Ȇtre rassurés sur  les projets concernant le quartier et notamment la piétonisation et l’ouverture des parcs et jardins.

 

Nous considérons que, tant que les problèmes actuels n’auront pas été solutionnés, la mairie se doit de ne pas générer, par quelque décision que ce soit, leur aggravation. Dans cette mesure :

 

      - Réfléchir à l’opportunité de maintenir l’opération « Paris respire » les dimanches et ne pas envisager de la développer par l’organisation de manifestations ;

 

      - Ne pas étendre les horaires des squares du quartier.

 

 

                                                      

Lors de la réunion tenue le 12 décembre 2018, nous avons pu présenter nos principales attentes et elles ont été débattues entre les participants, dont les commerçants ne faisaient pas parties pour un motif qui n’a pas été précisé.

La mairie devrait prendre position prochainement, un consensus ayant été clairement établi sur le fait que al situation actuelle ne peut pas perdurer là où les nuisances sévissent